L'histoire:

L'histoire de la Lorraine du fer remonte très loin, nos ancêtres les Trévires (des celtes) avaient la réputation de forgerons habiles.
Des écrits attestent de l'utilisation du minerai de Saint-Pancré dès 1264 à la forge d'Hayange. A partir de cette période et jusqu'en 1865 les "chicanes" pour la possession de ce minerai ne cesseront pas, qu'on en juge:
- de 1720 à 1784: deux édits royaux,
                                12 arrêts du conseil
- de 1784 à 1834: trois décrêts,
                               16 décisions ministérielles,
                               45 arrêtés préfectoraux.

C'est que le "fer fort" de Saint-Pancré est très réputé, il entre dans la composition des armes de l'époque, et l'on guerroye beaucoup pendant toute cette période. L'Etat, déjà très centralisé, souhaitant rationnaliser et préserver une richesse d'ordre stratégique.

Exploité depuis la nuit des temps, le gîte de Saint-Pancré s'épuise, la ressource est limitée, extraite de façon irrationnelle avec des coûts de production élevés (entre 19,10F et 27,50F la tonne). Dans le même temps, la tonne de "Minette" revient entre 2,75F et 4F. Outre l'épuisement du site, un autre facteur va jouer un rôle déterminant en défaveur des anciennes minières et des industries qui leur sont liées. En effet la fabrication des fontes au coke va prendre le pas sur les fontes au bois. En aucune maniére, la forêt française n'aurait pu répondre à la demande liée à l'industrialisation du pays, et à l'évolution des tonnages de métal exigés par la révolution industrielle. Les traités de commerce de 1860 abaissant les droits sur les fontes condamnent les petites entreprises (déjà). Enfin, la mise au point des procédés permettant de déphosphorer les fontes, permettent de passer à la "Minette" bien plus abondante et dont les gisements paraissent alors inépuisables.

Le 31 décembre 1865, toute exploitation de minerai est arrêtée à Saint-Pancré.


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